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note d’intention
PLAYTIME (DOMESTIC VERSION) - PARIS
Mischa Kuball |
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Un cycle d’expositions solo de Mischa Kuball, Theodoros Stamatogiannis, Cyrille Weiner, Magali Daniaux & Cédric Pigot, Robin Meier, Nathalie Regard.
PLAYTIME (DOMESTIC VERSION) - PARIS
Mischa Kuball
Une proposition de Marguerite Pilven
du 16 octobre au 20 décembre 2014
Nocturne des galeries jeudi 23 octobre 2014 jusqu’à 22h
Scénographe de l’image projetée, Mischa Kuball interroge les dispositifs de médiation de la réalité par les médias et ses implications sociales. L’installation playtime (domestic version) - Paris, lui a été inspirée par le film éponyme de Jacques Tati et les recherches optiques de Marcel Duchamp synthétisées dans Le Grand Verre.
La sophistication technique, qui prend en charge toutes les approches de la réalité médiatisée par les images, permet–elle une meilleure communication ? Autorise-t-elle une connaissance extensive du monde où constitue-t-elle un barrage pour la vision ? Le foyer de l’installation est un film tourné dans les rues de Paris et sur-médiatisé par un dispositif de projection complexe qui l’étire et le disperse dans le temps et l’espace. Mischa Kuball a souvent fait de cette « vision éclatée » le sujet de son oeuvre. Des « présents d’ailleurs » infiltrent quotidiennement notre vie à travers les écrans portables qui nous accompagnent. Ces fenêtres nous déplacent facilement de l’endroit où nous étions, ou du problème qui nous retenait ; nous voici soudain soustraits, distraits de nous même, l’ici et maintenant éclate.
En imaginant un dispositif proche de celui des lanternes magiques, Mischa Kuball « brise les divisions traditionnelles entre imagination, espace et temps causées par les développements technologiques et débattues en sciences.» 1 L’ensemble évoque tout autant les images fuyantes d’un paysage perçu d’un train en marche que les spectacles polychromes provoquées par les vitraux dans les architectures religieuses. Ce ballet mécanique est un condensé centrifuge d’expérimentation optique et d’émerveillement pop.
Le caractère inachevé et radical de l’installation playtime (domestic version) - Paris conserve un style interrogatif, proche d’une réflexion phénoménologique portée sur le terrain favori de l’empirisme; la perception. En bon scénographe, Mischa Kuball évite d’émettre trop d’hypothèses sur qui regarde ou sur ce qui est regardé et mise sur la capacité de chacun à organiser ce flux continu d’interactions. Du film Playtime, il retient une vision de l’architecture moderniste comme « liquidation de l’intérieur », mais également son ambivalence critique qui convertit les frustrations et les ratés de l’expérience en des catalyseurs de poésie.
M.P
Mischa Kuball est né en 1959 à Düsseldorf, Allemagne
Il enseigne à l’Academy of Media Arts de Cologne. Il intervient dans la sphère publique depuis 1987 en utilisant la lumière comme outil d’exploration des espaces architecturaux. Ses installations temporaires ont dernièrement été réalisées au Kunstsammlung NRW Düsseldorf (2005), au Neue Nationalgalerie, Berlin (1999), au ZKM | Center for Art and Media de Karlsruhe (2005) et au Centre Pompidou-Metz (2010). Depuis 2009, il développe une série d’installations in situ intitulées « public preposition », notamment réalisée à la Chinati Foundation, Marfa, Texas (2009)
Un catalogue sera publié à l’occasion de l’exposition
1 Doris Krystof, “Look thru’my eyes, Mischa Kuball’s video”, Mischa Kuball…in progress, ed. Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe, 2007. |